Communiqué conjoint de la CRPS et du MLPC

DEMENTI AUX ALLEGATIONS ET CONTRE VERITES CONTENUS DANS L'INTERVIEW ACCORDEE PAR SIEUR LIN BANOUKEPA A CENTRAFRIQUE LIBRE

Le 31 juillet 2014, Centrafrique Libre a publié une interview de sieur Lin Banouképa, représentant personnel du Président déchu François Bozizé au Forum de Brazzaville. Dans cette interview, sieur LIN s'est livré à un amalgame des faits ainsi qu'à l'étalage de contrevérités, ce qui nous amène à faire les mises au point suivantes pour publication en guise de droit de réponse.

1/ De l'amalgame entre Djotodja, Nouredine Adam, Tiangaye et Ziguélé

Les personnalités Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé ne sont pas des membres de la coalition Séléka comme il l'insinuait et leurs partis respectifs la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ne sont guère une tendance de cette coalition. La participation de ces personnalités aux négociations de Libreville en Janvier 2013 s'est faite sous la bannière de l'opposition démocratique comme c'était aussi le cas des personnalités de la société civile, des pouvoirs publics, de la majorité présidentielle d'alors, des rébellions armées, politico-militaires dits non combattants. La participation au récent Forum de Brazzaville n'en fait pas ipso facto des membres ou alliés des antibalaka ou des séléka : le fait pour Lin Banouképa de participer à la réunion de Brazzaville fait-il de lui un antiblaka ? Une telle affirmation relève plus d'une vue de l'esprit et d'un procès d'intention qui ne grandit pas son auteur.

2/ Du "pouvoir arraché des mains de l'ancien Président Francois Bozizé"

Annoncer de façon péremptoire que le pouvoir a été arraché des mains de l'ancien Président François Bozizé, c'est faire preuve de cécité politique. Il suffit de faire la rétrospective des dix(10) années de règne sans partage de François Bozizé pour se convaincre que ce dernier n'a absolument rien fait pour continuer de mériter la confiance de ses compatriotes. Que pense sieur LIN des assassinats politiques (Massi et autres) commis par Bozizé et ses sbires, des violations répétées de la constitution (trahison), de la politique de la terre brûlée perpétrée par sa garde prétorienne contre des populations civiles des régions supposées hostiles à son régime (Paoua, Kaga Bandoro, Kabo, Sido, etc.), de la complicité de Bozizé avec les rébellions dont il en était le promoteur et en nommant leurs chefs conseillers à la Présidence, des excès de zèle des membres de sa famille, des gros scandales financiers qui ont tari les caisses de l'Etat (cimenterie, Sonatu, Uramin, pétrole, fonds CEMAC destinés au DDR, diamants spoliés entre les mains des bureaux d'achat, achat du vieux Hercules C130, fonds de la dernière CEl dont le rapport de gestion fait par l'IGE est resté secret d'Etat, etc). La somme de tous ces faits graves pour un Président de la République ôte ipso facto toute prétention à son auteur quant à l'exercice des charges suprêmes de l'Etat.

3/ De la nomination de Me Tiangaye comme Premier Ministre de Transition

Me Tiangaye n'était ni le Premier Ministre de Bozizé ni celui de Djotodia nommé discrétionnairement par ces derniers. Il était le Premier Ministre du Gouvernement d'Union ationale de Transition issu des Accords de Libreville qui attribuaient ce poste à l'opposition démocratique dont il était le Coordonnateur. Par la suite, la Charte Constitutionnelle de Transition avait confirmé cette situation en précisant que" le Chef de l'Etat de la Transition entérine la désignation du Premier Ministre, Chef du Gouvernement conformément à l'Accord de Libreville du Il janvier 2013" (article 29). L'ignorance des textes fondateurs de la transition a conduit Monsieur Lin à propager des contre-vérités uniquement dans l'intention de nuire.

4/ De la rédaction de la Charte Constitutionnelle de Transition

Monsieur Lin affirme que " la Charte Constitutionnelle Transitoire n'a pas été écrite par Djotodia ni Nourredine, ni Dhaffane mais bien par Me Tiangaye qui est avocat (et) qui sait écrire ses formes d'écriture juridique". Par ces affirmations, Monsieur Lin étale encore son ignorance des textes sur la place publique. S'il est pire chose que l'ignorance, c'est bien la prétention de savoir et Monsieur Lin ne sait rien car il n'a lu ni la Déclaration de djamena du 18 avril 2013 ni la Charte Constitutionnelle de Transition qui constituent avec l'Accord politique de Libreville du Il juin 2013 le socle juridique de la Transition. La Déclaration de Ndjamena adoptée par le 4ème Sommet Extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC le 18 avril 2013 a confié au Conseil National de Transition (CNT) la mission d'élaborer et d'adopter une Charte Constitutionnelle de Transition. Le CNT s'est honorablement acquitté de cette tâche qui a recueilli préalablement un consensus de toutes les forces vives de la ation au cours d'un atelier national avec le concours scientifique d'experts de haut niveau dont ceux de l'ONU, de l'Union Européenne et de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Comment dans ces conditions prétendre sans se couvrir de ridicule que cette Charte a été écrite par Me Tiangaye tout seul sous prétexte qu'il est avocat pour en faire la Loi Fondamentale qui doit régir la Transition?

5/ Sur les prétendues photos prises le 22 novembre 2012 à Ndjamena

Dans les hallucinations dont Monsieur Lin est coutumier, il avance que Messieurs Ziguélé et Tiangaye étaient de connivence avec la Séléka. Il affirme:"Je l'ai lu sur votre site. En ligne, j'ai vu les photos de Ndjamena où ils étaient tous triomphants le 22 novembre 2012". Messieurs Ziguélé et Tiangaye n'étaient pas à Ndjamena à cette date. Leurs passeports peuvent être consultés par quiconque voudrait vérifier la véracité de cette allégation. Les assertions de Monsieur Lin sont un tissu de mensonges. Il s'agit de délires mégalomaniaques qui peuplent la cervelle d'un mythomane qui prend ses fantasmes oniriques pour la réalité politique. La pathologie de ce compatriote doit sans doute intéresser les psychiatres.

6/ Des élucubrations notoires du transhumant politique, sieur Banoukepa

Décidément, le ridicule ne tue point certains prétendus hommes politiques centrafricains. En réalité, les élucubrations du transhumant politique, sieur Lin Banouképa, sont en fait les signes de désespoir et d'un échec politique. Après avoir ramé sans succès au MLPC où il a été radié pour inobservation de la voie hiérarchique, constitution de groupes parallèles et trahison, il s'est ensuite agité lamentablement dans le sillage du défunt Président Ange Félix Patassé pour échouer plus tard aux côtés du Président déchu François Bozizé, ce qui ne l'a pas empêché de poursuivre son aventure politique en créant de toutes pièces le Parti pour le Développement Intégral (PDI) dont il a été une fois de plus radié de la présidence. Ce transhumant politique au profil douteux et mégalomaniaque, radié du barreau de Paris pour indélicatesse (malversations) et qui porte abusivement le titre de Maître, n'a de leçons à donner à personne, surtout pas aux éminentes personnalités qui ont fait leurs preuves sur le plan national et international.

Messieurs Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye n'ont jamais été membres de la séléka. Faute pour ce transhumant d'apporter la preuve de ses allégations, les personnalités citées se verront dans l'obligation de le poursuivre en justice pour diffamation.

Fait à Bangui, le 8 Août 2014

Pour la CRPS Pour le MLPC

Le Secrétaire National à la Communication et le Presse

Membre du Bureau Politique, Responsable de la communication

Maurice LENGA Christophe NDOUBA

Déclaration de l'AFDT

DECLARATION N° 11 DE L'AFDT RELATIVE A  L'ACCORD DE CESSATION DES HOSTILITES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SIGNE LE 23 JUILLET 2014 A BRAZZAVILLE

         L'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) a été la première  plateforme politique créée pour soutenir la transition. Elle n'a eu de cesse de faire des propositions concrètes de sortie de crise pour appuyer la Transition. Elle a, en outre  lancé le 28 avril 2014 un Appel à la paix.

            L'AFDT a pris une part active à toutes les rencontres des Partis et Associations politiques  de la Plateforme des confessions religieuses et de celle de la société civile concernant le plan d'actions de sortie de crise proposé par les Chefs d'Etat de la CEEAC le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale. Elle a pris acte du chronogramme proposé par le Groupe International de Contact et adopté par la Commission de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine à Addis-Abeba le 9 juillet 2014.

            Toutes ses actions s'inscrivent dans une dynamique de recherche constante du dialogue et de la réconciliation nationale, gages d'un retour de la sécurité, de la paix et de la concorde dans notre pays dans le respect scrupuleux de la dignité de notre peuple et de l'implication directe de celui-ci dans toute solution qui touche à son avenir.

            C'est dans cette optique que l'AFDT a pris position, en toute responsabilité, sur le Forum de Brazzaville dont l'impréparation était de notoriété publique.

            L'AFDT, à l'instar de plusieurs forces politiques et sociales, avait d'une part demandé le report du Forum et d'autre part émis le souhait qu'il se déroule à Bangui pour une meilleure appropriation pédagogique par toutes les couches de la population.

            L'AFDT constate que le Forum de Brazzaville n'a pas épuisé son ordre du jour et que la question centrale du désarment qui constitue le nœud gordien de la crise n'a pas été abordée. Au point que l'opinion publique et la presse tant nationale qu'internationale considèrent à raison que l'accord de " cessation des hostilités est un accord  a minima".

            L'AFDT considère que c'est à l'aune de son application concrète sur le terrain que cet accord sera jugé et qu'il faut accorder aux belligérants le bénéfice de la bonne foi tout en restant vigilant et éviter de tomber dans un optimisme béat et naïf.

            L'AFDT exprime son indignation face aux propos du Premier Ministre Monsieur André NZAPAYEKE tenus sur les ondes de RFI tendant à présenter les personnalités qui n'ont pas participé au Forum de Brazzaville comme des ennemis de la paix tout en leur reprochant d'aspirer à " être des dirigeants de ce pays". La recherche de la paix, c'est aussi l'acceptation de la différence, la tolérance et non l'unanimisme.

            L'AFDT  fermement engagée dans le processus du dialogue et de la réconciliation nationale:

-Exhorte la Communauté Internationale et les Autorités de la Transition à organiser en terre centrafricaine sous le très haut patronage de son Excellence le Président Denis Sassou-Nguesso Médiateur de la crise centrafricaine les concertations portant sur le désarmement, les poursuites pénales contre les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, le dialogue politique et la réconciliation nationale;

-Exprime sa pleine et entière disponibilité pour le processus de paix en Centrafrique;

-Condamne sans réserve les velléités de partition de la RCA et les marches de soutien  organisées à Bambari, Bria, Birao et au KM5 à Bangui;

-Réitère son indéfectible attachement à l'unité politique et territoriale de la RCA et au caractère non négociable de cette unité;

-Remercie la Communauté  Internationale pour les efforts inlassables consentis pour ramener la paix en RCA.

 

Fait à Bangui le 29 juillet 2014

Pour le Président de la Conférence des Présidents

PO/  Pr Joachim  Rainaldy SIOKE 

Interview de Martin ZIGUÉLÉ «Gare aux ennemis de la paix»

Les Afriques : Comment se porte la RCA depuis la désignation de Catherine Samba-Panza à la tête de la transition en remplacement de Michel Djotodia,leader de la Séléka ?

Martin Ziguélé : Je vous mentirais si j’affirmais que mon pays se portait à merveille. Et ce serait encore un autre mensonge si je vous disais que la RCA va mal depuis seulement le remplacement de Michel Djotodia par Catherine Samba-Panza à la tête de la transition. En vérité, de nombreux défis doivent être relevés, et le principal est celui de l’indispensable désarmement des bandes armées, comme l’exigent les Résolutions 2121 et 2127 des Nations unies adoptées sous le Chapitre VII qui préconise l’usage de la force. Malheureusement, ce désarmement tarde à se faire, laissant aux bandes armées l’occasion de continuer à tuer des citoyens innocents. Comment en l’absence de désarmement forcé rétablir une chaîne pénale digne de ce nom afin de faire cesser les scandaleuses évasions de délinquants et l’impunité dont continuent de jouir de nombreux bandits de grand chemin et autres assassins de tout acabit qui pullulent dans le pays et particulièrement dans la capitale sans être inquiétés...

LA : Le dialogue inter-centrafricain ne serait-il pas la voie indiquée pour résoudre la situation d’enlisement dans laquelle la RCA s’enfonce ?

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Conférence de presse AFDT - Propos liminaire

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (A.F.D.T)

 

ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), est  convaincue de la nécessité et de l’urgence de mettre un terme à la longue et douloureuse crise politico-sécuritaire qui secoue notre pays la R.C.A. Elle a donc participé à toutes les rencontres des Partis et Associations politiques, et de la Plateforme des religieux et de la société civile concernant le plan d’actions de sortie de crise proposé par les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) le 27 Juin 2014 à Malabo  en Guinée Equatoriale Elle a pris acte du chronogramme proposé par le Groupe International de Contact et adopté par la Commission de Paix et Sécurité de l’Union Africaine à Addis-Abeba le 9Juillet 2014.

L’AFDT fermement engagée dans le processus du dialogue et de la réconciliation nationale, gages d’ un retour de la sécurité, de  la paix et de la concorde nationale, a débattu pendant près de trois semaines des questions liées à la tenue du Forum de Brazzaville  prévu du 21 au 23 Juillet 2014.

Elle remercie très vivement la Communauté Internationale pour les efforts sans cesse renouvelés en faveur de la R.C.A et des populations centrafricaines.

 Toutefois, l’AFDT observe  que la non implication des autorités centrafricaines et des forces vives de la nation à l’élaboration du plan d’actions de Malabo, le déficit de communication sur ce plan d’actions sciemment entretenu, ainsi que l’agenda du Forum de Brazzaville tel que contenu dans les « conclusions » de la réunion du Groupe International de Contact avec la Commission de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, et présenté à Bangui par la communauté internationale avec des points imprécis, notamment celui sur la définition d’un nouveau cadre politique, sont de nature à compromettre  les chances d’un véritable dialogue inter-centrafricain, devant aboutir à la réconciliation et la cohésion sociale souhaitées par tous.

De même, la décision de tenir un tel Forum sur la crise centrafricaine à Brazzaville devrait être prise en concertation étroite avec l’ensemble de la classe politique, des religieux, de la société civile et des autres forces vives de la nation représentant les couches les plus touchées par les effets de cette crise.

L’AFDT, tout en soutenant le processus de la transition et la réconciliation nationale, a décidé de demander le report du Forum de Brazzaville et sa tenue à Bangui afin de permettre que les initiatives locales entamées en ce sens soient menées  à leur terme , et de réunir les conditions d’une meilleure préparation de ces assises avec l’implication des communautés centrafricaines et de toutes les forces vives de la Nation, dans le respect de la Charte Constitutionnelle de la Transition et de la souveraineté nationale. 

Enfin, L’AFDT exhorte la Communauté Internationale et les autorités de la transition en cours en R.C.A à plus de lisibilité et de cohérence dans le processus global de dialogue politique et de réconciliation nationale incluant le triptyque « Vérité-Justice-Réconciliation » et d’organiser en terre centrafricaine sous le haut patronage de son Excellence le Président Denis Sassou-Nguesso, Médiateur de la crise centrafricaine en présence de toutes les forces vives de la nation et devant le peuple centrafricain. A cet effet, l’AFDT fera au moment opportun toute proposition utile à la réussite de ce processus.

Je vous remercie pour votre attention 

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