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Manisfestation du CFC - L'échec de la mission d'intimidation de BOZIZE

Comme il est de coutume dans toutes les dictatures du monde, celle de la République Centrafricaine, a cru bon de chercher à interdire la manifestation pacifique de l’opposition centrafricaine organisée par le CFC France le 10 Juillet 2010, soit un mois après l’expiration du mandat légal (donné par le peuple) au président en 2005, mandat qui s'était terminé le 11 juin 2010. Voir les photos

Après avoir demandé à la préfecture de police de Paris d'interdire la manifestation comme l'aurait souhaité son patron BOZIZE, le ministre MALEYOMBO, mandaté par le pouvoir, s’était entouré de quelques membres du Parti-Etat, le KNK..
En effet, suite à sa demande d'interdiction de la manifestation, la préfecture de police avait informé ce ministre que l'Etat français n'était pas une république bananière ou une dictature où l'opposition n'a pas de droit de manifester. Il lui a été conseillé de ne pas essayer de perturber l'évènement sous quelque prétexte que ce soit.
Malgré ce conseil, MALEYOMBO, qui devait coûte que coûte réussir sa mission s’est pointé sur l’avenue de l'université. Il s’est positionné à environ 50 mètres du lieu de rassemblement, dans une BMW cabriolet décapotable immatriculée AN014ZM(75), louée ou payée avec l'argent du contribuable centrafricain, alors que les autres accompagnateurs étaient à pied. L'un deux avait commencé à filmer les manifestants quand il fut apostrophé par la police qui assurait l’ordre comme il se doit dans un pays de droits.
L'approche du policier se faisant menaçante, le photographe déguerpit aussi vite qu'il était venu, et la voiture du ministre conduite par l’homme de main du KNK France le fameux Bienvenu Guinon et le ministre MALEYOMBO, démarra en trombe pour passer démonstrativement devant les manifestants en levant le pouce de la main droite comme dans leur coutume dans le KNK.
Il faut signaler que peu de temps après, un agent de la police les a suivis, et les a interpellés un peu plus loin, les a entendus verbalement et leur à signifier de repartir comme ils étaient venus et laisser les manifestants tranquille sous peine d’avoir à faire avec la police. La police leur a donné cinq (5) minutes pour déguerpir des lieux.
Ce que nous pouvons retenir de cette scène c’est le comportement des ministres qui représentent notre pays dans leurs missions à l’étranger. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’affichent de manière négative et humiliante comme nous avions constaté pendant la manifestation d’hier. Il y avait déjà eu un précédent lors d’une rencontre des associations et partis politiques d’opposition à l’hôtel Campanile porte de Clichy, où les mêmes ministres de BOZIZE se sont vu interdire de prendre part. Nous espérons que la leçon d’hier leur servira pour que désormais ils n’osent plus subir ce genre d’humiliation.
Il n'y a que sous ce régime qu'on peut trouver des ministres plantons , agents de sécurité, agents de renseignement, des contre-manifestant etc. Tout ça pour se faire voir de leur mentor afin de garder la "mangeoire".
S’il y a leçon à retenir de cette manifestation, c’est celle de rappeler que l’on ne peut se battre de cette façon sur le terrain de la démocratie. BOZIZE et ses ministres déshonorent la démocratie en Centrafrique. Ils déshonorent les Centrafricains. Comment peut-on concevoir que des ministres soient systématiquement dépêchés par BOZIZE dans des pays étrangers aux fins d’espionnage et de filature dès lors que des Centrafricains opposés à sa politique veulent s’exprimer ? Dans une démocratie, l’Etat a pour obligation de laisser les gens sortir et se réunir. Par cette méthode digne de la GESTAPO, BOZIZE persécute ou intimide les opposants en retirant leurs passeports ou en les empêchant purement et simplement de sortir. Tel est le vécu des Centrafricains.

NOTE de Rappel :

MALEYOMBO est le neveu de GRELOMBE, assassiné dans des conditions non élucidées. Il est difficile de comprendre comment cette personne qui avait vécu à Montpellier en France, lutté contre PATASSE (voir son répondeur automatique de 2003 : a bas Patassé, a bas la dictature, a bas Bozize et l’armée de Patassé)
S’il se rappelle du cadre de son combat au sein de l’association des victimes de la dictature de Patassé pour le compte de son oncle maternel GRELOMBE , Maleyombo ne peut pas ignorer que la France n’est pas un pays de dictature comme ce que LUI , ZINGAS et NGOUANDJIKA conseillent à leur maître à manger BOZIZE. Seulement pour des gens de la nature de ces derniers, l’histoire est incapable de servir de référence.

Le CFC Section France,
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