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La réplique du MLPC au ministre Cyriaque GONDA à la suite du "Débat Africain""

Le Porte-Parole du parti, le Camarade 4e Vice-Président du MLPC, André NALKE, a tenu à relever les incohérences et la "fuite en avant" du ministre Cyriaque GONDA lors de son passage au "Débat Africain" de la radio française, RFI. Dans le communiqué qui suit le MLPC n'est pas passé par quatre chemins pour manifester son indignation face à la "mise aux poubelles de l'historie la souffrance du peuple centrafricain" du régime de Bangui.

Ci-après le texte intégral du communiqué de presse.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 25 Juillet 2008 lors d’un point de presse, le Ministre de la communication du Dialogue, du Civisme et de la Réconciliation Nationale, GONDA Cyriaque a cru devoir porter le change aux déclarations du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et du Mouvement pour la Démocratie et la Renaissance du Centrafrique (MDRC) relatives à la démission du Président de la République, consécutives à la faillite de son régime.

Alors que le MLPC s’attendait à ce que le Ministre GONDA développe des arguments convaincants tendant à réfuter les preuves de cette faillite incriminée à son régime, celui-ci a plutôt opté pour la fuite en avant, approuvant l’étendue du désastre !

En effet, il n’eut pour seule parade que ces quelques affirmations :

- « Les déclarations du MLPC et du MDREC sont intempestives, sans limite et sans pondération » ;

- « Les déclarations sont de nature à créer la diversion pour semer les incompréhensions et de la confusion au sein de la population » ;

- « Le MLPC et le MDREC veulent jouer au marchand de la souffrance du peuple Centrafricain » ;

- « Les déclarations du MLPC et du MDREC sont à jeter dans les poubelles de l’historie ».

Au regard de cette ligne de défense qui manque manifestement de contenu et de conviction, le MLPC tient à faire les précisions suivantes :

- Conformément aux dispositions de la Constitution et à celle de l’ordonnance sur les partis politiques et le statut de l’opposition, la déclaration du MLPC relative à la faillite du régime du Président de la République participe bien de l’animation de la vie politique, économique et sociale.

- La démocratie exigeant le devoir de résultats et l’obligation de rendre compte, le Président de la République, face à une telle débâcle, aurait dû tirer les conséquences qui s’imposent. Faute de ne l’avoir fait, le MLPC a pris ses responsabilités en le lui exigeant.

Ce n’est donc ni un délit ni un crime de lèse-majesté, n’en déplaise aux laudateurs et aux professionnels de la pensée unique et de la politique du ventre.

- Le MLPC ne joue pas non plus au marchant de la souffrance du peuple centrafricain.

Le Président de la République en optant pour le déni d’une gouvernance démocratique, l’insécurité généralisée, les violations répétées des droits de l’homme, la désétatisation, l’affairisme et la prédation a crée les conditions de la disparition de l’Etat et des Centrafricains.

Ne pas s’élever contre ces pratiques, pour le MLPC, c’est se rendre complice de la souffrance et de la mort du peuple, toute chose contraire à ses idéaux et à son engagement !

- En proclamant que les déclarations du MLPC et du MDREC sont « à jeter dans les poubelles de l’histoire », le Ministre GONDA jette absolument le masque. Le décryptage de cette affirmation signifie que le régime en se fondant sur la famille, le clan, la tribu et la région du Président de la République a décidé d‘exclure de la République ceux qui n’appartiennent pas à sa famille, à son clan, à sa tribu, et sa région.

Autrement dit, la majorité des Centrafricains ont été jetés dans les poubelles de l’histoire.

Aussi, le Ministre GONDA doit méditer l’histoire politique de notre pays au regard de l’étendue « des cimetières des hommes politiques» qui ont expérimenté ces pratiques sectaires.

Il devra en outre se rendre à l’évidence que personne mais absolument personne, encore moins un régime ne peut jeter le peuple dans les poubelles de l’historie sans l’apprendre à ses dépens.

Le MLPC, rejetant le monologue qui incite au narcissisme, invite le Ministre GONDA à un débat sur les questions qui taraudent les Centrafricains. C’est de cette manière que l’on peut consacrer véritablement le dialogue comme mode de communication.

De même le MLPC lui conseille –t-il de ne pas éluder le débat, à l’instar du faux bond dont il est l’auteur, à l’occasion de l’émission « Débat Africain » sur Radio France Internationale (RFI).

Le MLPC, pour mettre un terme rapide à la souffrance et à la mort des Centrafricains

enjoint :

- Le Gouvernement à privilégier le consensus comme mode de prise de décision tout au long du processus du Dialogue Politique Inclusif et à éviter toute tentative de caporalisation et d’exclusion ;

- Les Députés à n’être guidés que par l’intérêt supérieur de la Nation dans l’examen et le vote des lois portant amnistie générale.

 

Fait à Bangui le 05 août 2008

Le Coordonnateur de la cellule de Communication, Porte-parole du parti

André NALKE DOROGO


Programme de Télé-MLPC