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Discours d'ouverture du 3iem congres ordinaire du MLPC

3iem congres MLPC

Discours d'ouverture du 3iem congres ordinaire du MLPC tenu à Bangui du 21 au 23 juin 2007 du President Martin Ziguélé.

- Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de missions diplomatiques et des Organisations Internationales

- Messieurs les Présidents des Partis Politiques,

- Messieurs les Représentants des Organisations des Droits de l’homme,

- Messieurs les invités

- Camarades militantes et militants du MLPC

- Chers congressistes,

 

Feu Sylvanus OLYMPIO, héros de la lutte pour l’indépendance du Togo, et Premier Président de ce pays frère, avait coutume de dire à ses compatriotes qui doutaient des résultats de la lutte à laquelle il les conviait, je cite : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever ».

Par cette citation, je voudrais dire avec vous tous, enfin ! Enfin ! Nous voilà au 3ème Congrès Ordinaire tant attendu de notre Parti.

Je voudrais saisir cet instant solennel pour adresser mes remerciements aux Ambassadeurs et aux Chefs des Missions diplomatiques et des Organisations Internationales, aux Responsables des Partis et Associations politiques, aux Représentants des Organisations de défense et de promotion des Droits de l’Homme, ainsi qu’aux Responsables de la société civile, pour leur présence effective et massive aux assises de notre Congrès.

 

Je voudrais également féliciter et saluer les camarades militants venus des Provinces et de l’Etranger pour prendre part à nos assises, malgré les difficultés de tous genres qu’ils ont bravées.

 

- Messieurs les Ambassadeurs,

- Messieurs les Présidents des Partis Politiquas,

- Messieurs les Responsables des Organisations der Droits de l’Homme,

- Messieurs les Invités,

- Camarades militantes et militants du MLPC,

- Chers congressistes

 

Permettez-moi de préciser le contexte dans lequel j’ai l’hoNneur dt le plaisir de présider l’ouverture des assises du 3ème Congrès Ordinaire de notre Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.

 

En effet, il y a aujourd’hui un an jour pour jour, le Conseil Politique National, organe de décision dans l’intervalle de deux congrès, s’était réuni en vue d’examiner les nombreux problèmes endogènes et exogènes qui preversaient le Parti. En raison de leurs gravités, la résolution de ces problèmes dépendait exclusivement de la compétence du congrès.

C’est pourquoi, ce Conseil Politique National a souverainement décidé, conformément à nos statuts, de se transformer en congrès extraordinaire en vue d’y apporter des solutions appropriées.

 

L’une des questions crucIales abordées lors de ces assises fut en effet celle de la DireCtion de notre Parti. Alors que je me trouvais en dehors du territoire national, donc physiquement absent, les camarades congressistes avaient unanimement décidé de me confier la Direction du Parti avec un mandat bien précis, comportant deux volets, à savoir « procéder à la restructuration des organes du Parti et « préparer et organiser le 3éme Congrès Ordinaire de juin 2007 » qui nous réunit aujourd’hui.

 

J’ai été sensible à cette marque de confiance que le Parti à travers le Congrès extraordinaire venait de me témoigner. Et c’était pour la deuxième fois que j’aurais bénéficié d’une telle confiance des militantes et militants de notre Parti.

En effet, je rappelle qu’en 2005, lorsque c’était posée la question de la candidature du MLPC à l’élection présidentielle, et que des difficultés internes se sont fait sentir, le Parti a organisé des primaires m’opposant à d’autres camarades.
Ces primaires, inédites sous nos cieux, avaient alors abouti au choix de ma modeste personne, comme « candidat de précaution », afin de porter notre flambeau à la dite élection, dans le strict respect des lois et règlement intérieur de notre Parti.

C’est ainsi que j’étais devenu politiquement « candidat de précaution » du MLPC, mais juridiquement « candidat indépendant, avec le soutien du MLPC ».

 

Quand la nouvelle de mon choix m’a été annoncée au téléphone, ma première réaction fut de marquer mon opposition, mais le Parti m’a imposé cette mission et en bon militant, j’ai dû m’incliner. Nous sommes allés aux élections présidentielles avec toutes les difficultés d’ordre moral, matériel et financier avec les résultats que vous connaissez.

- Messieurs les Ambassadeurs,

- Messieurs les Présidents des Partis Politiques,

- Messieurs les Responsables des Organisations de défense des droits de l’Homme ;

- Camarades militantes et militants ;

- Chers invités,

 

Ce rappel étant fait, je crois pouvoir affirmer aujourd’hui que l’organisation des présentes assises est la preuve que j’ai rempli une partie de mon mandat délivré par le Congrès Extraordinaire de juin 2006.

La deuxième partie de mon mandat a été également grandement exécutée. En effet, malgré la situation sécuritaire de notre pays, la quasi-totalité de nos structures nationales et extérieures ont été restructurées et/ou reconstituées en moins d’un an. En votre nom, je voudrais adresser mes félicitations au Bureau Politique et au Conseil Politique National dans leur ensemble, et à chacun de leurs membres individuellement, pour le travail accompli afin de maintenir le Parti debout et rendre ce congrès possible. En effet, sans leur dévouement et leur abnégation, les présentes assises n’auraient tout simplement pas pu avoir lieu.

 

Comme je l’avais déjà annoncé lors de l’ouverture des premiers congrès ordinaires de nos deux organes connexes le 18 juin 2007, ce 3ème Congrès ordinaire de notre Parti est placé sous le triple signe de l’unité et de la réconciliation, de notre indispensable refondation et modernisation, et enfin du recentrage de notre combat autour des échéances qui se profilent à l’horizon 2010.

 

Je formule le vœu que cette ultime occasion qui nous est offerte par ce congrès soit mise à profit pour tourner définitivement la page des querelles intestines et inutiles. Il faut désormais consacrer toute notre énergie à ce triple objectif.

Comme Mithridate dans la mythologie grecque, le poison de la division inoculé hier doit nous immuniser à jamais contre tous les chants de sirène qui ne manqueront pas de siffler de plus en plus forts à l’approche de 2010, pour nous fragiliser ou nous divertir de notre objectif.

Heureusement que la majorité d’entre nous comprend désormais qu’ensemble nous serons plus fort, car en réalité, très peu de choses nous séparaient.

C’est pourquoi camarades, l’objectif stratégique doit primer sur tout : l’esprit de tolérance, de pardon réciproque, de partage de responsabilités, c’est-à-dire de partage des droits et des devoirs, doit nous guider dans ce tournant décisif, afin que nous dofnions à notre Parti les meilleures chances d’un nouveau départ.

Le jugement de l’histoire sera sans appel pour nous si nous nous permettons un retour en arrière.

Une fois de plus, nos sœurs du MLFC et nos jeunes du MLJC viennent de nous montrer la voie à suivre en mettant en place avant-hier des bureaux nationaux représentatifs de différentes sensibilités. Ces deux exemples doivent nous guider éqalement au

LPC .Notre crédibilité en dépend.

C’est pourquoi, je voudrais en votre nom, saluer le retour parmi nous de nos camarades du courant originel du Parti, appelé le MLPCO, et plus particulièrement ses anciens principaux animateurs, je veux citer le Camarade Président Hughes DOBOZENDI, figure emblématique et historique du Parti qu’on n’a plus besoin de présenter, ainsi que le camarade Désiré PENDEMOU et tant d’autres ici présent.

Croyez-moi, camarades militantes et militants, sans leur âpre détermination, les discussions tripartites ouvertes en vue de la reconstitution de la grande famille MLPC avant ce congrès auraient capoté, comme le souhaitaient des esprits malins et rétrogrades ici et ailleurs, dont les masques actuels finiront de tomber un jour.

Je lance également un vibrant appel aux camarades en rébellion ouverte contre le Parti, pour qu’ils se surpassent afin qu’ensemble, sans rancœurs inutiles, nous consolidons notre Parti.

Notre objectif est l’unité, car unis nous serons plus forts. Barthélémy BOGANDA, le fondateur de notre République, l’avait dit « Vae solis ! », c’est-à-dire « Malheur à l’homme seul !». Et les hommes de foi que nous sommes savons également qu’une maison divisée court à sa perte.

Notre salut réside dans notre unité et notre solidarité, car pendant que nous nous entredéchirons et nous nous offrons en spectacle, pendant que nous devenons la risée de l’opinion nationale et internationale, nous oublions l’objet même de notre existence en tant que Parti politique.

Et pendant ce temps, la nature ayant horreur du vide, le pouvoir a beau jeu d’occuper tout l’espace politique et de se montrer de plus en plus hostile et de plus en plus arrogant aussi bien à l’égard de notre formation politique, de nos militants et sympathisants, qu’à celui des vraies forces démocratiques nationales en général.

 

Au jour d’aujourd’hui, des dizaines voire des centaines de nos militantes et militants ne sont plus de ce monde, tout simplement à cause de leur foi militante au MLPC. De milliers d’autres vivent la souffrance dans leurs chairs. N’insultons pas leurs mémoires, et n’ajoutons pas à leurs souffrances par notre comportement.

 

En mémoire de tous nos sœurs et frères centrafricains aujourd’hui disparus, je vous demande de vous lever et d’observer une minute de silence.

 

Je vous remercie.

 

Camarades militantes et militants,

Camarades congressistes,

 

S’agissant de notre refondation, je rappelle que le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a comme substrat idéologique et politique la social-démocratie, gage de la promotion socio-économique, politique et culturelle de notre pays.

 

La bonne gouvernance politique, économique et sociale, la lutte contre la pauvreté et un combat sans merci contre la corruption doivent constituer l’essentiel du programme du MLPC. De même la diffusion de la culture de paix, de justice, de liberté et de tolérance ainsi qu’une vision progressiste doivent avoir une bonne place dans notre projet de société.

 

Une telle vision nous impose de coopérer avec les autres Partis Politiques de notre pays et du monde entier qui partagent avec nous les valeurs de la social-démocratie, car notre objectif est de nouer et de renforcer nos relations politiques au niveau national et international avec lesdits Partis. A l’heure de la mondialisation et des Nouvelles technologies de la Communication, nous ne devons plus, comme par le passé, rester isolés du reste du monde moderne : les messages reçus de certains partis amis à l’occasion de ce congrès témoignent de cette nouvelle vision.

 

Camarades militantes et militants,

Chers congressistes,

 

Pour atteindre les objectifs ci- dessus, une reforme de nos Statuts et Règlements Intérieur s’impose à nous. C’est pourquoi dans les documents qui vous seront soumis, le Bureau politique propose un toilettage de nos Statuts et Règlement Intérieur, en vue de les adapter à la nouvelle mission, l’objectif principal étant de rendre les structures et organes de notre Parti plus souples et plus adaptées aux exigences de notre temps. Les projets de modification des structures du Conseil Politique National, du Bureau Politique et de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage vous seront soumis.

 

Le Bureau politique propose au Congrès, l’institution d’une nouvelle structure dénommée « Conseil des Sages ». Cette structure sera consultative. Elle sera l’instrument que le Bureau Politique pourra mandater à tout moment pour apporter des solutions idoines aux différentes questions ayant trait à la vie du parti. Le Conseil des Sages sera indiqué pour intervenir dans des actions de facilitation, de lobbying, de plaidoyer et de négociation au profit du Parti.

 

Enfin, au niveau de la Présidence du Parti, nous proposons de revoir sa structure en hausse. Ainsi de 3 vices-Présidents, sa composition sera de 5 Vices- Présidents avec des domaines de compétences bien précises.

 

Camarades militantes et militants,

Chers congressistes,

 

La question cruciale qui a fait aussi des vagues au niveau du Parti, est celle du cumul des fonctions de Président du Parti et du Président de la République. A cet effet, le Bureau Politique propose au Congrès, la reforme suivante :

- Le Président du Parti n’est pas automatiquement son candidat aux élections présidentielles ;

- Une fois le Président du Parti élu Président de la République, celui-ci a l’obligation de démissionner du poste du Président du Parti, son intérim sera assuré par le 1er Vice- Président jusqu’au prochain Congrès qui élit un nouveau Président du Parti ;

 

Messieurs les Ambassadeurs,

Messieurs les Présidents des Partis Politiques,

Messieurs les représentants des organisations des Droits de l’homme,

Chers invités,

Chers congressistes,

 

Telles sont les grandes orientations politiques de ce Troisième Congrès Ordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain que j’appelle, une fois de plus, le Congrès de la Réconciliation et de la Refondation en vue de la reconquête du pouvoir de l’Etat en 2010.

C’est pourquoi, une fois de plus, j’en appelle à l’esprit de tolérance et d’apaisement afin que l’esprit de fraternité et de camaraderie qui ont jadis été le ciment de notre grande formation, de loin la première de la République Centrafricaine, redeviennent réalité.

Cela aussi sera la preuve de notre grandeur d’esprit et de notre sagesse à nous tous.

Sur ce, je déclare ouverts les travaux du 3ème Congrès Ordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Victoire, Victoire camarades, seule la lutte libère !

Je vous remercie !

Le Président

Martin ZIGUELE


Programme de Télé-MLPC