Discours de cloture du 3iem congres ordinaire du MLPC
3iem congres du MLPC
Discours de cloture du 3iem congres ordinaire du MLPC tenu à Bangui du 21 au 23 juin 2007, par le Président Martin Ziguélé.
- Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de missions diplomatiques et des Organisations Internationales,
- Messieurs les Présidents des Partis Politiques,
- Messieurs les Représentants des Organisations des Droits de l’homme,
- Camarades militantes, militants et Sympathisants,
- Chers invités,
- Chers congressistes,
Le 21 Juin 2007, j’ouvrais les travaux du 3e Congrès Ordinaire de notre Parti. Je plaçais ces assises sur le triple plan de la réconciliation, de la refondation et de l’horizon 2010.
Nous voici aux termes de nos travaux, et permettez moi d’exprimer ma satisfaction tout en vous adressant mes félicitations, car les objectifs que nous nous sommes fixés sont atteints. Nous venons de nous réconcilier avec nous même et notre Parti n’en sera que plus fort.
Nous venons d’adopter les amendements à nos Statuts et à notre Règlement Intérieur proposés par le Bureau politique, ainsi que les nouvelles orientations politiques.
Vous venez également de renouveler le Conseil Politique National (CPN) , le Bureau Politique et les Bureaux Nationaux des organes connexes en vue de les mettre en ordre de marche pour la reconquête démocratique du pouvoir de l’Etat en 2010.
- Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de missions diplomatiques et des Organisations Internationales
- Messieurs les Présidents des Partis Politiques,
- Messieurs les Représentants des Organisations des Droits de l’homme,
- Camarades militantes, militants et Sympathisants
- Chers congressistes,
- Chers invités
Avant de clôturer les travaux de ces assises, permettez-moi de vous dire que j’ai été très attentif aux différents rapports présentés par l’ensemble des congressistes, et en particulier ceux présentés par les fédérations venues de l’arrière pays, sur la situation générale de notre Pays.
Qu’il s’agisse de la situation économique, sociale, financière, des droits de l’Homme, de la démocratie et de la Sécurité.
Qu’il s’agisse de la Bonne Gouvernance, de la lutte contre la pauvreté, le pouvoir actuel n’a démontré que de l’amateurisme dans la gestion de la chose publique.
Les preuves que la presse privée rapporte tous les jours à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sont éloquentes.
Je dénonce cette gabegie sans précédent dans laquelle notre cher et riche pays, la République Centrafricaine est plongée.
Je dénonce également la confiscation des médias d’Etat, la chasse aux sorcières, les différentes formes de privation des libertés, ainsi que les intimidations de tous genres imposées à nos militants de l’arrière pays, les empêchant ainsi de se réunir en tant que Parti Politique en vue d’animer la vie politique conformément aux lois et règlement de notre Pays.
De haut de cette tribune, je dénonce les assassinats des civils innocents dont les derniers sont le Sous-préfet de Ngaoundaye et la volontaire de « Médecins Sans Frontière », comme je dénonce les incendies des maisons d’habitation dans la quasi indifférence des centrafricains et de la communauté internationale.
Que les Centrafricains qui se sont réfugies au Tchad, au Cameroun, au Soudan ou ailleurs,
Que ceux qui ont fui les atrocités pour se cacher dans les forêts, dans les montagnes, dans la brousse, au contact des bêtes sauvages, exposés aux moustiques, vecteurs du paludisme,
Que ceux qui sont devenus veufs ou veuves, orphelins, réduits à l’état de pauvreté et donc vulnérables, que les mamans qui accouchent dans la brousse sans soins médicaux et dans la souffrance,
Que les jeunes Centrafricains qui vivent sans écoles parce que celles-ci sont détruites ou incendiées,
Bref, que toutes ces victimes des violences aveugles, trouvent ici l’expression de ma profonde compassion. Que l’Organisation Non Gouvernementale « Médecins Sans Frontière », que la France, patrie de feue d’ELZAS et que sa famille, acceptent, même en retard, nos condoléances les plus attristées.
Le MLPC propose qu’un monument soit érigé en sa mémoire à Ngaoundaye ; Nous exhortons également « Médecins Sans Frontières » et les autres Organisations Non Gouvernementales à poursuivre leur noble tache en faveur des populations en détresse.
Camarades Militantes et Militants,
Camarades Congressistes,
Nous voici, aux termes de nos travaux, vous qui allez bientôt prendre le chemin de retour et qui allez braver une fois encore, les tracasseries routières, je vous souhaite un bon retour dans vos foyers respectifs. Soyez les fidèles messagers du Parti auprès de tous les militants qui attendent impatiemment ce retour pour être tenu informés des conclusions de nos assises.
Quant à vous,
- Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de missions diplomatiques et des Organisations Internationales
- Messieurs les Présidents des Partis Politiques,
- Messieurs les Représentants des Organisations des Droits de l’homme,
- Distingués invités
Au nom de mon Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), je voudrais vous remercier de l’attention particulière que vous avez bien voulu accorder aux assises de notre Parti.
Je souhaite que vous soyez nos messagers auprès de vos pays respectifs et des Organisations que vous représentez.
Sur ce, je déclare clos, les travaux du 3èm Congrès Ordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.
Je vous remercie.

