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Editorial du president

Les editoriaux du President du parti

BONNE ANNEE 2012, MALGRE TOUT !

A l’orée de cette année nouvelle 2012, je souhaite à tous mes compatriotes centrafricaines et centrafricains, à tous nos militantes et militants, sympathisants et amis, ainsi qu’à tous ceux et celles qui me lisent, mes vœux les meilleurs pour l’année 2012.
A l’heure où dans le monde entier, c’est dans la joie et l’abondance que se passe le flambeau d’une année à l’autre, j’ai une pensée émue pour nos compatriotes du Haut-Mbomou, du Mbomou, de la Vakaga, du Bamingui-Bangoran , de la Haute-Kotto et de la Nana-Gribizi, qui passeront cette nuit de la Saint-Sylvestre la peur au ventre, dans la crainte d’une attaque des Tongo-Tongo et des hommes de BABA LADDE.

Martin ZIGUELE explique la situation économique et sociale - Juillet 2011

Martin ZIGUELE, au travers les questions d'actualité que nous lui posons dans cette interview exclusive, donne une vision très claire de l'état de délitement de la Centrafrique et montre sa résolution à ne pas reconnaitre la légalité du gouvernement de fait qui sévit à Bangui.

Vous pouvez télécharger le document entier ou question par question pour votre confort.

Martin ZIGUELE explique la situation post-électorale en Centrafrique

Martin ZIGUELE avait rencontré les Centrafricains résidents en France lors d'un réunion à Paris le 7 mai 2011. Pour compléter son message sur le sujet envers toutes les personnes qui s'interressent à la situation et au developpement de l'action du FARE 2011, Martin ZIGUELE a répondu à nos questions dans une interview audio-visuelle que vous pouvez regarder.

La préoccupation majeure des centrafricains aujourd’hui demeure la sécurité et la paix sur toute l’étendue de notre pays

Cela fait longtemps, très longtemps certainement pour beaucoup d’entre nous, que je ne me suis point exprimé sur les questions de l’heure, qui concernent principalement, mais pas exclusivement, le processus électoral en cours dans notre pays. En effet, la préoccupation majeure des centrafricains aujourd’hui demeure la sécurité et la paix sur toute l’étendue de notre pays. Cette paix et cette sécurité ne pourront se matérialiser que par la libre circulation des personnes et des biens, partout et à tout moment, sur l’ensemble du territoire national, sans exclusive.

DEUX POIDS DEUX MESURES: UNE ADMINISTRATION TERRITORIALE PARTIALE ET INFEODEE AU POUVOIR KNK

Notre pays est à quatre mois des élections législatives et présidentielles groupées, pour la seconde fois depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui avait interrompu le processus démocratique engagé en 1993. Il reviendra aux historiens de dire, lorsque les passions se seront apaisées et que le temps aura fait son effet, si ce retour en arrière a été bénéfique ou non pour notre pays. Là n'est pas l'objet de mon propos aujourd'hui. L'essentiel pour notre pays, à mon sens, est que les élections prévues en janvier et mars 2011 constituent une étape décisive dans la "normalisation" de la situation politique de notre pays, en restaurant l'autorité effective de l'Etat sur l'ensemble du territoire national condition sine qua non de toute relance économique conséquente et de lutte réelle contre la pauvreté, et en rendant irréversible la démocratie pluraliste.

Le Mahatma Gandhi par exemple ...

Le Mahatma Gandhi avait coutume de répondre à ses compatriotes qui s’impatientaient sur les résultats de sa méthode dite de la non-violence, devant la violence et les fourberies du colonisateur britannique, impassible : « si un temps on peut croire que les méchants vont l’emporter, car avec la violence et le mensonge ils prennent rapidement l’avantage, il faut savoir qu’à la fin ce sont quand même les bons qui gagnent ». Aujourd’hui, que demandent les centrafricains partout sur notre territoire et à l’extérieur du pays?

Il est impératif d’arriver à un accord politique

La lutte pacifique et démocratique que nous avons engagée aux côtés de nos partis frères du Collectif des Forces du Changement, pour une alternance politique dans notre pays, a connu un pic qui ne m’a pas laissé le temps, ces dernières semaines, de m’adresser à vous. En effet, après que le pouvoir ait décidé par son décret du 30 mars 2010 de fixer les élections au 16 mai 2010, le régime a intensifié ses manœuvres dérisoires de manipulation du processus électoral. Les médias publics, le gouvernement, l’administration, la confrérie des nouveaux pasteurs, et même certains membres éminents de la CEI, ont été mis à contribution pour amplifier et relayer la vision du pouvoir, à savoir que tout était en marche pour que les élections aient lieu le 16 mai 2010. Au passage, des Goebbels tropicaux et en herbe se chargeaient de déverser des flots d’injures sur des opposants qui, bien sûr, constituent sous toutes les dictatures la cinquième colonne, empêchent le « Père de la Nation » de conduire le peuple vers un bonheur garanti….

NOUS NE VOULONS PAS BOYCOTTER LES ELECTIONS, BIEN AU CONTRAIRE

L’actualité politique de notre pays est dominée ces jours par le processus électoral volontairement vicié par le pouvoir, dont l’objectif avoué est de continuer jour après jour à instrumentaliser la Commission Electorale Indépendante, en vue de paver le chemin d’un hold-up électoral.
Le MLPC, notre Parti, avec les partis frères réunis au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation, et du regroupement plus large du Collectif des Forces du Changement, n’a nullement l’intention de boycotter les élections.
Pour preuve, c’est depuis le 14 juin 2009 que le Congrès Extraordinaire de notre Parti m’a désigné comme son candidat aux élections présidentielles de 2010, et que nous travaillons d’arrache-pied pour mobiliser nos différents organes préalablement restructurés, par des missions de terrain partout dans le pays et à l’extérieur.

LA LUTTE DOIT S’INTENSIFIER EN 2010

Je voudrais inaugurer mes éditoriaux de cette nouvelle année 2010 par mes vœux de santé, de bonheur et de prospérité à toutes les militantes et militants de notre Parti, à tous nos sympathisants, à tous nos compatriotes, ainsi qu’à tous les amis de notre pays.
L’année 2010, comme chacun sait, sera celle d’élections groupées, législatives et présidentielles. Conformément aux recommandations du Dialogue Politique Inclusif, et exceptionnellement pour ces échéances de 2010, le processus électoral devra être consensuellement conduit par une Commission Electorale Indépendante regroupant les six entités ayant pris part à ce Dialogue, à savoir les pouvoirs publics, la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les Autres Partis, la société civile et les politico-militaires.

NON AUX LISTES ELECTORALES PARALLELES ET ILLEGALES

IL vous souviendra certainement qu’au mois de juillet 2009, j’ai tenu une conférence de presse au siège provisoire du Parti à la Salle Mazette. Dans mon propos liminaire, j’ai fait état des cahiers que les sous-préfets et préfets de la région nord-ouest que je venais de visiter, avaient reçu des mains du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Monsieur Elie OUEFIO, par ailleurs Secrétaire Général du KNK depuis le congrès de ce parti à Mbaïki le 14 novembre dernier, afin d’y inscrire les citoyens dans le cadre du recensement électoral. Non seulement j’ai vu moi-même ces cahiers, mais je les ai fait également voir par le député de la localité.


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